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Cultivons la curiosité

Night of the living dead

La nuit des morts vivants en DVD.

La nuit des morts vivants en DVD.

Nous sommes en 1968 et un petite équipe se réunie avec peu de fond pour réalisé ce qui reste encore aujourd'hui comme une œuvre universelle, sachant traverser le temps sans vieillir, malgré son noir & blanc (question d'économie) alors que la couleur est disponible depuis quelques années. Nous parlons bien entendu de Night of the living dead, je me la pète un peu avec le titre original, mais je vais vous expliquer pourquoi, c'est chiant donc vous pouvez passer si vous le souhaitez. En fait, j'ai découvert la culture Zombie avec Resident Evil, à 14 piges, j'ai kiffé comme un ouf, trop de la beubom ce euj. Hein? C'est périmé le verlan? Ouf, parce que je me sentais pas bien là. Donc forcément, blabla dans les tests, La nuit des morts vivants, Romero, culte, tout ça sont des mots que j'ai lu à l'époque, mais sans internet et encore à l'époque de la VHS, je n'ai pas cherché plus loin. Quand plus tard je tomberai sur La nuit des morts vivants à 10€ en DVD, cool, je me le prend. En fait il s'agissait du remake des années 90 de Tom Savini il me semble. Du coup, il m'est difficile de dire que la version de Romero porte ce nom. Mon explication est débile, mais merde, je fais ce que je veux, et quand je vous causerai du remake, je le nommerai La nuit des morts vivants (peut être rajouterai-je un 1990 entre parenthèse qui sait?). Bande annonce est on plonge dans ce film, mérite-t-il son aura culte?

Bande annonce VO, vidéo de SinanDC.

Tout débute dans un cimetière, Barbra et son bro' vont déposer une gerbe sur la tombe de leur papounet. Dans les environs de Pittsburgh si je ne raconte pas de conneries. Un rythme légèrement lent, avec une ambiance pesante, via surtout sa musique simple mais presque angoissante. Alors que la fratrie s'amuse, enfin surtout le frère, on remarque à peine cette silhouette au fond, se déplaçant lentement, mais d'un pas ferme vers nos deux protagonistes. Il s'avère en fait que cette silhouette est une masse, un homme, mais un homme bizarre, il agresse la jeune femme, s'ensuit une baston entre Johnny et ce type bizarre. Devant la défaite de son frère, notre héroïne n'a comme unique solution que la fuite, mais ce connard de Johnny a gardé les clefs de la bagnole, qu'à cela ne tienne, et surtout devant l'oppression de cette personne bizarre (il pète une vitre quand même), elle décide de prendre la descente en auto, sans clef. Forcément, le stress et la direction bloquée (il faut les clés pour débloquer ça voyons!), Barbra se mange un arbre. Dès lors elle fuit en courant, jusqu'à trouver un havre de paix, une maison au milieu de nul part.

Bon, vous l'aurez compris, nous venons d'assister à une attaque de zombie, aucun rapport avec la chanson de The Crandberries, quoique, mais passons, avec son âge conséquent, le film date de 1968, et surtout sans aucun moyen, Georges Romero et son équipe (j'ai la flemme de les citer, désolé), trouvent pourtant le moyen de créer une ambiance assez pesante, de plus le premier lieu, le cimetière, est assez angoissant pour n'importe lequel d'entre nous. Pourtant on se ressent pas une grosse peur, le combat se déroule vite, plutôt bien filmé, et c'est la fuite de Barbra (ou Barbara, les sous titres donnant Barbra), qui angoisse le plus. La scène la plus horrible reste la découverte du corps à l'étage de la maison, même si d'autres scènes suivront. alors qu'elle n'arrive pas à se remettre son choc, elle est rejointe par Ben, athlétique, lui aussi fuit ces choses. C'est à ce moment que Barbara entre en catatonie, devient muette, alors que ben n'arrête pas de japper, il ne saisit pas pourquoi cette femme ne dit rien, il ignore même si il est chez elle ou pas. Ce revirement de héros est surprenant, si en plus on se pose dans le contexte du film, voir une femme héroïne puis un noir reprendre le flambeau, il est clair que ce film se veut dénonciateur, ou un truc du genre, j'ai pas le mot qui me revient là.

Alors que Ben fait tout pour survivre, aménage la maison en dégageant les cadavres, en bloquant les ouvrants, on découvre qu'en fait en bas, dans la cave, 2 couples et une enfant étaient là depuis le début. L'enfant est mal en point. Et son père est antipathique comme pas permit. Avec de nouvelles recrues, Ben s'affirme comme un leader, il organise le siège et est persuadé que la solution est de se calfeutrer dans la maison, et de ne surtout pas descendre dans l'entonnoir qu'est la cave.

La maison est pratique, on y trouve une radio, n'expliquant pas grand chose, et il faudra la découverte de la télévision pour avoir un semblant d'idée de ce qu'il se passe. Un satellite partie se promener vers Vénus est revenu, et si j'ai bien pigé, aurait eu des radiations pas gentilles, la NASA devant une telle info fait exploser ce satellite, résultat les retombée (radioactives?) redonnent la vie aux morts récents. Le truc un peu ballot, mais on s'en moque un peu il faut reconnaître.

Il faut aller en ville, là bas l'armée nous protégera. Et voilà nos héros en train d'élaborer un plan pour faire le plein du truck quoi. Seulement l'opération vire au drame devant la stupidité du jeune couple, et les zombies n'ont qu'à se servir pour ce que j'appellerai un joli barbecue pour morts vivants. Surtout c'est gravement stupide la façon sont ils meurt mais passons.

La tension est au summum, et le bordel ne commence que. On assiste d'ailleurs à des scènes de cannibalisme bien dégueulasses, même en noir & blanc. Mais alors que dehors c'est barbeuc' party, le danger vient de l'intérieur, Harry et Ben n'arrivant pas à s'accorder, c'est en fait Helen qui va mourir dans la cave, tuée à coup de truelle (??????) par sa fille (?????) dans une scène copiant Psychose d'Alfred Hitchcock.. Je vous ai pas dit, mais entre temps Ben en a eu marre de ce connard de Harry et il le bute, pour un héros c'est choquant, arriver à une telle extrémité. Barbara, ironie de l'histoire, va se faire bouffer par son frère, version zombie. Dès lors Ben ne voit comme solution que..... la cave, alors qu'il disait que ce n'était pas la solution, il s'y barricade, mais n'est pas tout seul. Il lui faudra faire le ménage, en commençant par l'enfant, avant de voir les parents revenir du Styx.

Oh, alors qu'à la télé nous avions vu le Chief qui organisait la chasse aux morts, le revoilà, s'approchant avec son crew de la maison dans laquelle Ben est enfermé, et qui a vu des Zombies faire une boum la veille au soir. Dès lors on entre dans le côté aveugle de l'humain, qui élimine tout sans distinction, et voilà une fin pessimiste, car Ben, pris pour un zombie de loin, se fera abattre par un des chasseurs.

Donc oui, même si son rythme est un peu lent, la dimension des personnages, les nombreuses surprises du scénario (même si je vous en ai révélé pas mal), la mise en scène loin d'être manche, une bonne interprétation (sans être top pour autant), et des scènes bien sympas de zombies, oui, ce film est culte, il n'y a pas à dire, il faut le voir au moins une fois. Après de là à l'avoir en DVD, il faut aimer quand même, personnellement j'aime quoi, un excellent film, pas effrayant de nos jours, mais bien sympathique à voir j'estime, tout en gardant à l'esprit qu'il date de 1968 et ne possède pas un budget ouf, sinon vous le trouverez ridicule par moment, surtout avec les explications sur les radiations tout ça. À voir donc.

@+

P.S. : Dans le DVD de La trilogie des morts vivants, il y a un reportage, instructif mais assez lourd avec sa table ronde. Dispensable quoi. Peut être que le support papier se prête mieux à ça.

Box de la trilogie des morts vivants en 5 DVD.

Box de la trilogie des morts vivants en 5 DVD.

Joli package.

Joli package.

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