Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Pulp Fiction

Pulp Fiction en DVD.

Pulp Fiction en DVD.

Nous y revoilà, nous y revoilou, semaine spéciale cinéma que je considère comme culte, oui, bon, par moment vous ne serez pas d'accord avec mes choix, je pense que cette semaine, il n'y a pas débat, celui ci arrivera plutôt fin juillet je pense, mais nous n'en sommes pas là. Aller, voyons voir le film qui a obtenu le Palmito d'or à Cannes en 1994, hein, la Paille d'or? Oui, bon, Palmito ou Paille d'or, je les mange quand même, non? La palme.... ah, oui, peut être. Euh, donc, deuxième film de Quentin Tarantino comme réalisateur, c'est aussi le premier film que j'ai vu de lui, autant vous dire que ce fût une mini claque, par sa structure, ses thèmes, ses nombreux personnages. Ce film est unanimement reconnu comme une bombe, donc regardons la bande annonce en VOST, car, si j'ai découvert ce film il y a longtemps en VF, je ne l'avais jamais vu en VOST, bande annonce donc.

Bande annonce VOST, vidéo de Raoul Gauguin.

Pulp Fiction raconte l'histoire de plusieurs personnages aux destins croisés, il y a les tueurs Vincent (John Travolta) et Jules (Samuel L. Jackson), le couple de braqueurs qui introduit et clôt le film, le boss de la pègre locale, Marsellus, sa femme Mia. Le boxeur corrompu Butch, bref, pas mal de monde, un cast impressionnant, pour une œuvre, une histoire, racontée de manière innovante, le début du film est aussi la fin, après avoir soudoyé Butch pour qu'il se couche, Marsellus accueille Vincent qui est fringué bizarrement, on apprendra pourquoi plus tard.

En découpant son film ainsi, Tarantino garde toujours intacte l'attention du téléspectateur qui pourrait pourtant se perdre dans des dialogues inutiles (on s'en fout de comment en France ils nomment le quarter pound cheese burger), mais pourtant accrocheurs, du Tarantino pure jus. Je suis un peu méchant, car en fait cette conversation, au demeurant inutile, nous donne quelques infos l'air mine de rien, un type se serait fait défenestré du 4ème étage par Marsellus pour avoir massé les pieds de sa femme. Alors imaginez un peu si un certain Vincent la laissait faire une overdose de coke, euh, d'héroïne pardon.

Comme je l'ai dit, le découpage du film, mélangeant les scènes entre elles, le rend passionnant, au début (2è scène) nous voyons Jules et Vincent allant chercher la came qu'un blaireau n'a pas voulu rendre à Marsellus. Puis nous laissons la scène telle quelle pour mieux la récupérer à la fin. Ce qui donne lieu à des choses surprenantes. L'exemple de Vincent est idéal. On le voit donc faire son boulot au début, puis il va "sortir" la femme de Marsellus, nous donnant la scène bien connue de danse. Avant de tout faire pour sauver Mia faisant une overdose. Puis l'on passe à Butch, le boxeur, qui a refusé de se coucher et risque donc d'y passer. Entre temps un flashback que l'on identifie pas immédiatement comme tel, nous explique pourquoi Butch va risquer sa peau pour aller récupérer la montre que son imbécile de femme a oublié, une sombre histoire de montre qui reste dans des culs pendant 7 ans ^^. D'ailleurs en VO nous y trouvons des petites phrases en français, ainsi que quelques mots, ce qui provoque toujours un petit effet je trouve. Donc Butch retourne à son appart', tout surpris de voir qu'il n'y a personne, avant de constater qu'en fait, Vincent lâche une pêche dans les chiottes, le tueur ne survivra pas à son transit intestinal. Et bien le film se termine par le restaurant des braqueurs, où se trouvent Vincent et Jules prenant le petit déj' avant d'aller emmener la mallette à Marsellus. On retrouve Vincent vivant donc, ce qui peut décontenancer. Bon, juste avant le restaurant, nous reprenons la scène introductive des assassins, qui frôlent la mort et quittent l'appartement. Vincent aura la gâchette involontairement sensible, nous offrant une apparition de Quentin Tarantino, mais surtout l'arrivée du chef nettoyeur Wolf, qui leurs dira quoi faire, expliquant ainsi la tenue bizarre de Jules et Vincent quand ils arrivent au bar de Marsellus.

Tout est construit comme un puzzle dont les pièces sont éparpillées le long du film, et à la fin, tout s'emboîte à la perfection. En fait, si on y regarde de plus près, sans cette réalisation audacieuse et intelligente, le film aurait pu passer inaperçu, oui les dialogues sont brillamment interprétés, mais ils sont long quand même, pouvant faire lâcher l'attention du spectateur. Ensuite, bah c'est juste une histoire de vies de gangsters, c'est tout en fait. Il n'y a pas d'émotion qui passent en vérité, oui, l'humour est sympa et les personnages sont fouillés, mais une fois de plus, sans cette réalisation, ce film aurait pu être banal. Mais là n'est pas le cas, même les scènes chiantes sont captivantes, oui, pardon, mais tout le début avec Mia et Vincent, c'est chiant, même la scène de danse déclarée culte est un poil emmerdante. Sauf que la musique brillamment sélectionnée par Tarantino est sublime, la plupart du temps issue des décennies précédents le film, Misirlou de Dick Dale sera emblématiquement reliée à ce film par la suite, il faut dire que le dynamisme de la musique la rend inoubliable.

Et encore, je ne parle même pas du moment où Marsellus et Butch tombent sur des gros pervers, hein, pas la peine d'en rajouter. Oui, Pulp Fiction est culte, oui il est bavard comme Tarantino adore, mais les acteurs y sont impeccables, le mélange des scènes rend un scénario pas si bon que ça ultra passionnant (ceci n'est que mon avis), et surtout la multiplication des personnages fait que l'on ne s'y ennuie pas malgré des scènes un peu plus faiblardes (avec Mia notamment), un film culte, à voir et à revoir.

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article