Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Banjo-Kazooie

Banjo-Kazooie

En 1996, le monde du jeu vidéo se retrouva bouleversé par une sortie charnière. Genre de prédilection qui vit naître Mario et Sonic, ou, tout du moins, leur donner leurs lettres de noblesse, la plateforme domina les consoles 8 et 16 bits. Oui, on peut parler des RPG, mais honnêtement, pour l'Europe, beaucoup de monde débuta avec un Sonic ou un Mario. Demandez donc à une joueuse ou un joueur né.e dans les années 70-80 quel fut leur premier jeu joué.

Bon, ceci n'est pas forcément vrai, c'est juste pour vous indiquer que le genre "plateforme" était important dans les années 80-90. Et qu'en 1996, "Super Mario 64" fit franchir un palier vital à ce genre. Introduisant de la vraie 3D dans la "jouabilité". Pas de feinte à la "Pandemonium!". Ici, vous pouvez contrôler la caméra, de façon sommaire, grâce à la manette spéciale de la Nintendo 64.

Si des bugs et de gros soucis de gestion de caméra se firent rapidement voir, il n'en demeure pas moins que "Super Mario 64" est un pilier dont de nombreux jeux vidéo s'inspirent encore. Les "collectibles", les défis, la structure de "HUB", si ceci ne fut pas inventé par le jeu de Nintendo, ce fut magnifié et regroupé à la perfection en un excellent jeu.

Dès lors, de nombreux clones de "Super Mario 64" sortirent. Sans parvenir à titiller le plombier moustachu. Il faudra attendre la génération suivante avec "Jak & Daxter" et "Ratchet & Clank" pour trouver une vraie concurrence sur une console autre que Nintendo. Cependant, à l'été 1998, un jeu développé par l'immense studio britannique Rare, pointa son museau sur Nintendo 64. Et il m'était malheureusement impossible d'introduire "Banjo-Kazooie" sans évoquer "Super Mario 64". Le jeu britannique est beau, jouable, prenant, mignon, et arrive à la hauteur du jeu de précité.

Ce jeu, cette cartouche, je l'ai eue. La beauté du jeu m'a aussitôt enchanté, ses musiques, ses personnages, son univers, tout y était plaisant et agréable. Au point, et alors que c'était rare (lol) pour ma part, d'arriver à la boss de fin, sans arriver à la vaincre. Plus tardivement, MicroSoft racheta le studio Rare. Vers la fin de l'ère 32-64 bits, afin de préparer la sortie de sa première console, la XBox. Nintendo se vit offrir un jeu atypique aujourd'hui très recherché "Conker's Bad Fur Day".

Ce divorce permit à Rare d'aller vers un contenu plus adulte, et d'avoir plus de moyen. Bon, en vérité, je n'en sais rien. Cette séparation fit perdre à Rare la licence StarFox ("StarFox Adventures" fut l'ultime jeu Rare sur console Nintendo). Mais ils gardèrent Banjo, Kazooie et Conker. Si nous ne parlerons pas de ce dernier aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur le passage sur XBox 360 du premier duo. Dont voici une courte vidéo.

Vidéo de PineappleBox

C'est à la fin 2008, soit 10 ans après sa sortie, que le jeu "Banjo-Kazooie" revient en force. Accompagné quelques mois plus tard par sa suite "Banjo-Tooie". C'est sur le XBox Live Arcade (XBLA) que ça se passe. Pas de sortie en boîte donc, uniquement numérique. Mais quel plaisir de revoir Banjo et Kazooie, sans grand changement en fait. Tout ceci pour préparer le futur "Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts"... ah, non, c'est pour accompagner cette sortie en vérité. Passons.

Plus tard, sur XBox One, et à défaut de proposer un vrai gros jeu à MicroSoft, l'idée de sortir une anthologie des jeux Rare fit son bonhomme de chemin, au point de sortir en boîte en 2015. L'occasion de réunir les 3 jeux de la saga Banjo-Kazooie dans "Rare Replay". Encore plus tard, lors du lancement du GamePass, ou après, je ne sais plus, cette anthologie fût disponible (comme toutes les exclusivités XBox) sur le service de MicroSoft. C'est ainsi que j'ai pu enfin finir "Banjo-Kazooie", 24 ans après sa sortie, sur XBox Series S.

L'introduction est mille fois trop longue, au point de devoir la couper. C'est fou. Mais ça raconte quoi ? Dans un monde imaginaire qui voit des animaux anthropomorphiques, Gruntilda est une méchante sorcière pas belle qui veut à tout prix devenir jolie. Pour cela, elle va enlever Tooty, jeune sœur ourse de Banjo. Ce dernier est un gros flemmard qui a comme meilleure amie une Grue du nom de Kazooie. Le réveil est difficile pour notre duo de héros qui sera guidé par Bottles la taupe, qui prodiguera de précieux conseils le long de l'aventure.

Le truc malin du jeu est que le didacticiel est à peine caché dans les premières minutes de jeu. Ainsi, la campagne autour de la maison de notre duo est pleine d'ennemis atypiques, des carottes, navets etc... idéal pour se faire la main et apprendre les premiers mouvements du jeu, ainsi que les affaires à collecter le long de l'aventure.

Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie

La maniabilité et la façon dont on apprend les mouvements du jeu est très suave, et agréable aussi. Les combinaisons de touche deviennent rapidement instinctives, et pour le coup, la manette XBox est carrément plus sympa que le trident de la Nintendo 64. Ce qu'il faut savoir c'est que Banjo trimballe Kazooie dans son petit sac à dos bleu.

Votre amie sera fortement utile le long de l'aventure. Franchir des côtes ayant une forte inclinaison, faire des immenses sauts sur des boutons prévus à cet effet, ralentir sa chute ou même allonger un saut. Sans parler de nager rapidement, ou, bien sûr voler dans les cieux.

La force du jeu est qu'il nous fera aussi bien aller dans les cieux que sous l'eau. Alors, c'est dans ces phases que l'on constate des problèmes de caméra, ainsi que le fait que les niveaux sont tout petits. Mais en 1998, c'était immense. Plus grands pour la plupart que ceux de "Super Mario 64".

Le jeu offre en tout 9 niveaux, et un HUB, qui fait office de niveau. Un peu comme le château de la princesse dans le jeu de Nintendo. Les notes de musique remplacent les pièces, et, accrochez-vous, les pièces de puzzle remplacent les étoiles. Alors, ici, vous vous dites que 9+1 niveaux, c'est ridicule par rapport à Mario et ses 15+1. En tout est pour tout, 100 pièces de puzzle vous attendent, ce qui reste loin des 120 étoiles du plombier.

Mais la diversité des niveaux est exceptionnelle. Passer du désert chaud aux glaces, c'est assez classique, mais visiter un marais moisi, la benne à ordure où réside Clanker, le recycleur du manoir de Gruntilda, et un bateau qui pollue, avouez que c'est original. Une baie de pirates, un manoir hanté, et surtout un immense arbre saisonnier ne manqueront pas de vous émerveiller.

Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie

Les notes de musique sont vitales pour ouvrir des portes dans la résidence de Gruntilda. Sans ça, vous n'avancez pas. Je n'ai pas l'équivalent chez Mario, n'ayant pas de mémoire.  Mais vous voyez le principe. Je crois que chez le plombier ce sont les étoiles qui débloque les portes. Passons. Car ici, pas de casquettes magiques, mais des mouvements spéciaux à apprendre auprès de Bottles pour s'en servir. Les bottes temporaires qui permettent de franchir des marais, ou même des sables mouvants si je me souviens bien. Des baskets (aussi temporaires) pour courir rapidement (toujours via Kazooie).

On pourra, via des cercles dédiés au sol, faire un super saut, ou même prendre son envol. Mais les moments les plus drôles, restent les transformations de Mumbo. Chaman résidant dans une hutte à son effigie, présent environ 1 niveau sur 2, il vous transformera en animal dédié au niveau contre des crânes d'argent à collecter le long du jeu.

Fourmi, crocodile, morse, citrouille et abeille, voici les petits animaux que vous allez pouvoir contrôler. En fait c'est Banjo transformé en ce type d'animal (le cucurbitacée étant un petit animal comme vous le savez). La maniabilité change un peu, et on pourra se faufiler dans des lieux inexplorables. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à sortir du niveau pour obtenir des bonus dans l'antre de Gruntilda. De toute façon le jeu avertit quand la transformation est inutile au delà d'un certain point, en faisant passer cela pour une faiblesse de la magie de Mumbo.

Mais s'envoler au printemps du dernier niveau en abeille offre une liberté incroyable. Oui, le niveau est en fait circulaire, limite en verticalité, mais ceci permet de bien appréhender ce qui nous attend les saisons suivantes. Car ce dernier niveau, il faudra le faire 4 fois, à travers les 4 saisons (pas de Vilvaldi, le célèbre pizzaïolo), avec les changements que cela implique.

Pourtant, ce n'est pas mon niveau préféré. La baie polluée du Rusty Bucket est, pour moi, le niveau le plus spectaculaire. Avec cette pollution, cette rouille, ces ennemis effrayants (plus que le manoir hanté), les textures ont certes vieilli, mais j'apprécie toujours autant ce niveau. D'ailleurs, ce sont tous les niveaux qui marquent, les deux premiers étant pourtant d'une facilité déconcertante. Dans l'ensemble, si on passe outre ses défauts de caméra (défaut de tous les jeux 3D des années 90-2000), l'aventure est agréable et facile même.

Je ne m'attendais pas à récupérer toutes les notes de musique, et encore moins toutes les pièces de puzzle. Et ceci fût fortement utile lors de l'affrontement final qui se déroule en deux temps. Un passage hilarant sous forme de quiz qui force à questionner Brentilda, la gentille sœur de Gruntilda que l'on croise dans l'antre de cette dernière. Mais aussi de bien observer les sons, musiques et niveaux traversés. Ce n'est pas aisé, mais ceci n'est rien face à l'affrontement avec Gruntilda. Obligeant à se remémorer bon nombre de mouvement, dont le lancé d'œuf (que je n'ai même pas évoqué), l'envol, et l'invincibilité, elle est très difficile à vaincre, mais après une bonne dizaine de tentatives, j'y suis arrivé.

Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie

Il vous faut savoir une chose, sur Nintendo 64, j'avais atteint les boss finaux de "Super Mario 64", "The legend of Zelda : Ocarina of Time" et "Banjo-Kazooie". Sans parvenir à les vaincre. Si je n'ai toujours pas refait le premier (que j'ai sur Switch), j'ai fini le deuxième sur 3DS. Et maintenant le jeu du jour sur XBox Series S. Sans le comparer à l'aventure épique de Link, je veux juste dire une chose, "Banjo-Kazooie" me paraît meilleur que "Super Mario 64". Seulement, il est plus court et plus facile si on veut le faire à 100%.

Plus beau, plus divers dans ses environnements, les personnages s'avèrent être attachants. Bon, il est plus enfantin dans les dialogues, mais pas dans les images qu'il offre. Clanker est effrayant au premier abord. Le Rusty Bucket sale, tout comme le marais ou les toilettes du manoir hanté. On trouve ici les mêmes défauts que chez Mario, la caméra, surtout aujourd'hui, qui va vous faire péter un câble. Bien que je m'y sois accommodé, joueuses et joueurs modernes auront peut-être des difficultés.

Reste donc un jeu beau pour l'époque, qui tourne bien de nos jours (heureusement), et offre une belle aventure, un peu courte, et à la difficulté mal gérée par instant. La version XBLA offre un lien avec "Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts" comme l'indique Bottles dans la vraie fin. Ce qui peut être intéressant. Tout comme faire (et découvrir pour ma part) "Banjo-Tooie", ceci sera pour plus tard. En attendant, si vous voulez jouer à un excellent jeu de plateforme (le meilleur de la Nintendo 64 pour ma part), et que vous avez une XBox (One ou Series, peu importe) et donc le GamePass, foncez. Sauf quelques crises sur la caméra parfois aux choux et l'affrontement final costaud, c'est un régal. J'ai adoré.

@+

Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Banjo-KazooieBanjo-Kazooie
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article