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Cultivons la curiosité

Quantum Break

Quantum Break

Cette fois-ci, c'est la bonne. Nous voici devant un exercice périlleux, celui de la chronique perdue. Enfin non, du Twinny perdu plutôt. En effet, voici bon nombre de mois que j'ai décidé de faire sérieusement "Quantum Break". Et alors que tout se passait pour le mieux, l'arrivée au boss final me fit arrêter un instant que je pensa court. Vous savez comment ça se déroule, on délaisse un jeu 1 jour, 2 jours, puis ça se transforme en mois. On y pense, mais plus de temps on met à y revenir, plus ça semble difficile.

Ainsi, si ma décision de ne pas affronter tout de suite Paul Serene était à la base une simple question de déblocage de succès (oui, j'ai des idées débiles, je sais), quand j'ai voulu enfin essayer de le vaincre, la complexité du gameplay et l'ardeur de la tâche me firent péter un câble. Ayant parcouru le jeu en mode normal sans trop de difficulté (un peu, mais rien capable de me faire câbler), je ne m'attendais pas à un tel retour sur Terre.

Pour tout vous avouer, j'ai tellement péter un câble, que j'ai attaqué et fini "Banjo-Kazooie" avant. Ce dernier m'ayant aussi posé des problèmes pour vaincre la boss finale, Gruntilda. Mais j'y suis parvenu. Puis dans le jeu de Rare, pas question de diminuer la difficulté, vu que je m'étais simplifié la tâche en ayant toutes les pièces de puzzle qui donnent accès à des bonus, comme la capacité de porter plus de plumes dorées (rendant invincible).

C'est après quelques sessions, espacées d'environ 2 à 3 semaines, que je me suis décidé à parcourir le dernier acte (en fait l'affrontement final) en mode facile. Un aveu d'échec, certes, mais voici en quoi ce jeu m'a particulièrement marqué, et pourquoi il aurait dû sortir bien avant sur Ashou. Oh, mais attendez, je fais les choses à l'envers, et maintenant, parlons du jeu après une pub, euh, une vidéo.

Vidéo de JEUXACTU

Pour sa  XBox One, MicroSoft a besoin d'une exclusivité montrant les capacités de sa belle. Remedy Entertainment, connus pour "Max Payne", est un studio Finlandais capable d'offrir des expériences proches du cinéma, tout en donnant des graphismes alléchants. Ainsi en avril 2016, joueuses et joueurs peuvent essayer le nouveau né de ce studio.

Découpé en 5 épisodes, eux-mêmes découpés en plusieurs actes, le jeu s'offre des graphismes bluffants pour l'époque. Mieux, Remedy ayant un grand savoir-faire dans la modélisation des visages et la motion capture (vous savez, le truc avec des capteurs qui permet de copier parfaitement les mouvements d'un acteur ou d'une actrice), bon nombre de célèbres comédiens et comédiennes intègrent la distribution du jeu.

Mais, parlons de l'histoire. Jack Joyce (Shawn Ashmore) va relater son histoire de manière la plus erratique possible. Il est interrogé par une femme travaillant pour Monarch, et elle arrive à lui faire recouvrer ses esprits. C'est donc à travers une sorte de retour en arrière que nous allons découvrir que tout débuta le 9 octobre 2016.

Jack est en route pour voir son ancien ami Paul Serene (Aidan Gillen). Le rendez-vous se déroule dans un centre de recherche, et Paul lui explique avoir trouvé le moyen de modifier l'espace temps. En quelque sorte de voyager dans le temps. Après une démonstration concluante, Jack veut bien inaugurer la machine avec son ami. C'était sans compter sur l'intervention de Will (Dominic Monaghan), son frère, qui lui demande de tout stopper, que le monde est en danger.

Suite à cette intervention, une fracture temporelle va se créer, offrant à Jack le pouvoir de manipuler le temps. Paul aussi aura des capacités spéciales, mais avant tout, il faut que les 2 frères s'échappent du laboratoire. Idéal pour que Will explique la situation très complexe dans laquelle ils sont. Grosso modo, il faut à tout prix stopper cette fracture, et donc il va falloir trouver un moyen de faire ceci.

Mon résumé n'est pas top, mais en gros, on va devoir suivre le scénario, participer à des fusillades, employer ses pouvoirs qui vont grandir au fur et à mesure de l'aventure. Pour parvenir à changer le cours des choses et sauver le monde. Il y aura des retours en arrière, des luttes, et beaucoup de fusillades, avec des ennemis parfois ultra coriaces avec leurs combinaisons temporelles.

Quantum BreakQuantum Break
Quantum BreakQuantum Break

Donc la découpe épisodique est intéressante, et offre même un résumé de ce qu'il s'est passé avant. Le jeu se présente comme un jeu de tir à la troisième personne, et le personnage, tout comme la caméra, répondent bien. Le jeu est franchement beau, et on retrouve des choses vues auparavant. Comme la capacité à analyser les alentours, avec une sorte de sonar qui ressemble à celui de Lara dans le "Tomb Raider" de 2013.

Plus on avancera, plus on obtiendra de pouvoir. Pour finir à 6. Ce qui est beaucoup trop. Oui, l'apprentissage se fait le long de l'aventure, mais la combinaisons des touches est parfois délicate à appréhender, surtout après des pauses de plusieurs semaines entre 2 parties. Seulement, ces pouvoirs s'avèrent indispensables pour vaincre certains ennemis ou passer des phases un peu plus complexes. Comme quand il faut accélérer d'un coup, ou ralentir la chute d'un container.

On aura accès à différentes armes à feu, récupérées sur les adversaires ou posées là, par terre. Oui, c'est bizarre, mais c'est un jeu vidéo que voulez-vous. La façon de se protéger rappelle un peu "Uncharted : Drake's Fortune". En un peu moins efficace. Pourtant, on arrive à avancer sans trop de grandes difficultés. Les gros moments étant rares, mais quand on tombe dessus, ils sont crispants.

Quand il faut parcourir rapidement un lieu où des containers chutent, ou remontent en fonction de la volonté de la faille temporelle. Des adversaires costauds et donc lourdement armés vous attendent aussi. Armés, avec une grosse armure quoi. Personnellement, je suis un peu mauvais, car j'ai ressenti ce truc du "putain mais qui me tire dessus" par moment. Même en étant caché. Ceci contraint d'activer la capacité "sonar" et le temps de repérer l'adversaire, il est dans ton dos. Bon, après, ça passe, mais ça nécessite une grosse attention.

Il y aura aussi des choses à collecter. Des documents, des sources de chronons. Ces dernières permettant d'améliorer vos pouvoirs. Les documents offrent des informations complémentaires sur l'univers du jeu, mais ne sont pas indispensables je trouve. C'est juste une question de complétion en fait. Reste un dernier point à aborder, mais ceci arrive après des jolies photos.

Quantum BreakQuantum Break
Quantum BreakQuantum Break

Entre chaque épisodes, on a droit à une vidéo d'environ 20 minutes. Il faut vous préparez, car quand j'ai fini le premier épisode, je me demandais quand ça allait s'arrêter. En effet, chez Remedy, ils se sont dit "oh, bah on a des actrices et des acteurs, autant faire aussi une mini-série". Mais pas de façon "transmédia", carrément dans le jeu. C'est à dire que vous êtes obligé.e.s de vous taper les 20 minutes de vidéo après chaque épisode.

Paradoxalement, il n'y a pas de vidéo pour la fin. Allez savoir pourquoi. Alors, j'ignore si c'est pour rentabiliser la distribution, pour montrer que bon, graphiquement ils savent faire de jolies choses, proches des vraies actrices et vrais acteurs. Mais Remedy a eu la pire idée du monde en faisant ça. Ceci alourdit le jeu d'une façon limite insupportable. J'ai détesté "Metal Gear Solid 2" à cause de ses cinématiques qui ne finissent JAMAIS. Bah là c'est pareil.

Vous savez le pire ? Cette mini-série ne sert strictement à rien. Oui, c'est bien produit, mais complètement inutile. On va suivre des personnages à peine évoqués dans le jeu. Certes, la transition pourrait être sympa, mais il ne fallait pas l'imposer. Ça casse le rythme, et en plus, quand on ne s'y attend pas, on ne comprend pas qu'est-ce que ça fait là. L'idée est bonne comme "transmédia", c'est à dire le jeu est indépendant de la mini-série, et inversement. Une fois les deux vus, on en comprend plus sur l'univers. Là, ça ennuie plus qu'autre chose.

Conçu comme une histoire de manipulation du temps assez compliquée, le scénario peine à retomber sur ses pattes. Pourtant, il reste intéressant à suivre. Ceci grâce à un jeu très joli, des performances de la distribution de haut, voire très haut niveau, et des phases de jeu gratifiantes. Seulement, le trop grand nombre de pouvoir, ainsi que la mini-série, viennent plomber un jeu qui manque un peu de finition selon moi.

Ce n'est pas que j'ai détesté, mais comme expliqué en introduction, j'ai galéré, la faute à un gameplay délicat. Qu'il faut maîtriser pour prendre du plaisir en mode normal. Résultat, c'est un aveux d'échec que de devoir finir le jeu en facile. Uniquement sur le boss final en plus. Rageant. Autre problème, le jeu ne donne pas envie de relancer une partie. Et ce malgré les choix que joueuses et joueurs doivent effectuer à la fin de chaque épisodes. On sent que ça n'influe pas des masses sur le scénario, du coup, flemme de le relancer.

Pourtant, avec sa technique qui tient encore la route, sa distribution digne d'une grosse série, et un plaisir de jeu plutôt bon au final malgré trop de chose à savoir, et bien j'ai passé un bon moment. Imparfait, mais je me suis attaché à Jack, et arriver à prendre un adversaire sur lequel on vient de buter juste avant, par surprise, ça offre un sentiment de satisfaction jouissif. J'ai donc aimé faire ce jeu, sans qu'il ne reste dans mon cœur.

C'est en fait, le parfait jeu du GamePass. Que l'on apprécie faire, et qui pourtant ne nécessite pas un achat. Même si pour le coup, je l'avais acheté avant de le faire via le GamePass sur ma XBox Series S. À essayer si vous avez le GamePass (ou Ultimate, ou que PC, vu qu'il est disponible sur Windows aussi), mais pas forcément à acheter. Disons que ce n'est pas cette exclusivité qui fera pencher la balance pour une console MicroSoft contre une de Sony.

@+

P.S. : La version française fonctionne bien je trouve.

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